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LXXXL — Responce aux lettres du Roy W.
i" novembre i552. (A fol. 17 r°; B fol. 42 r°.)
Sire,
lieu, par raison, de voz plus affectionnez subgectz et serviteurs.
"Sire, nous prirons nostre Createur vous donner sa grace, el en parfaicte santé trés longue et trés heureuse vie.
"A Paris, ce jour de Toussainctz [premier jour de Novembre] v° lu.
"Voz trés humbles et trés obeyssans subgectz et serviteurs,
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris."
" Nous avons receu la lettre qu'il vous a pleu nous escripre en datte du penultime du moys passé '2' ; nous ferons nostre devoir de ayder à executer vostre bon voulloir et commandement, et à tenir les choses en tel estat, transquilité et unyon qu'elles ont esté jusques à present, et en tout et partout de regarder et adviser faire tout le service que nous sommes tenuz et obligez, nous qui devons tenir et tenons le
LXXXII. — Lettres à Monseigneur le Connestable.
1" novembre 1552. (À
n Monseigneur, nous avons receu une lettre du Roy, ensemble celles qu'il vous a pleu nous escripre en datte du penultieme jour du moys passé '3' ; et nous seroit difficile, voir quasi impossible de bonnement pouvoir expérimenter la joye et le contentement que auront apporté à tous ceulx de par deçà les bonnes nouvelles qui y sont portées et contenues, voire qu'elles ne sauroient et ne pourroient estre meilleures pour le present.
"Nous prévoyons et présentons en nostre petit es-perit et jugement de quelle importance peult estre l'entreprinse faicte par l'ennemy touchant la ville de Metz. Si esse que nous avons ceste parfaicte fiance et esperance en Dieu premierement, qui est le seigneur et conducteur des armes du Roy, et en vostre bonne providence, sollicitude et vigillance
fol. 17 v°; B fol. 42 r°.)
acoustumée, qu'il n'enportera riens par dessus nous, et que nous éviterons son ire et sa fureur.
"Touchant les sauf conduitz, Monseigneur le Car­dinal y saura trés bien pourveoir (*), conformement au voulloir et intention du Roy.
"Monseigneur, après vous avoir remercié trés humblement du bien et de l'honneur qu'il vous a pleu nous faire en nous faisans participans des bonnes nouvelles de par delà, lesquelles nous ne fauldrons asumer et disperser bien à propos là où il apartiendra, nous prirons nostre Createur vous donner sa grace et en santé bonne vie et longue.
«A Paris, ce jour de Tous Sainctz, premier jour de Novembre mil v° lu.
"Voz trés humbles et obeyssans serviteurs,.
"Les Prevost des Marchans et Eschevins de ia ville de Paris."
LXXXIII. — [Arrestation et fuite de Jean Jupitre.]
1" ou 2 novembre 1552. (B fol. 42 v°.)
Sur ce que me Pierre Pellerin, Quartenier de la ville de Paris, nous a rapporté que ce jourd'uy, fai­sant garder la porte de Montmartre, par nostre ordonnance (5\ par Pierre Josse drappier, Pierre Maillard drappier, Jehan Girard drappier, Guil­laume Coquerot drappier, Robert d'Aulge aplaneur,
Jacques Gobelin drappier, Bertrand Fraire drappier, et autres marchans bourgeoys de Paris de son quar­tier, le jour d'hier de soir, estans à ladicte porte, pas­sant par icelle ung quiden qu'ilz ont dict depuis estre nommé Jehan Jupitre, demeurant en cested, ville, monté à cheval sortant par icelle porte, sub-
W   Titre emprunté au Registre B ; le Registre A porte en marge cette autre rubrique : Lettre au Roy.
f2'   Voir article LXXIX.
'3'   Ces deux lettres sont transcrites ci-dessus, aux articles LXXIX et LXXX.
(*)   Pour l'intelligence de ce passage, le lecteur devra se reporter aux art. ci-dessus LXXVI et LXXVII, LXXIX et LXXX.
(-)   Ordonnance du 20 octobre, rapportée à l'art, ci-dessus XLVII.